Corbeil 1909

Corbeil-Essonnes


Patrie des Fortin


Le vieux Corbeil s’élevait sur la rive droite de la Seine et fut souvent pillée par les Normands qui remontaient le fleuve. Une nouvelle ville est construite au confluent de la Seine et de l’Essonnes dans une enceinte qui a peu varié jusqu’au 17ème siècle. En 1120, le Comté de Corbeil entre dans le domaine royal et son château devient celui des rois de France qui s’y rendent souvent jusqu’à la Renaissance.

Corbeil est une place forte, ses moulins reçoivent une grande partie des grains récoltés dans les fertiles plaines voisines. Une partie de la farine sert à fabriquer le pain « Chaland », c’est à dire le pain embarqué à destination de Paris sur le coche d’eau appelé « le Corbillat ». Ce dernier ramènera des morts, lors d’une épidémie et son nom devient par déformation « le Corbillard » !


La Seine à Corbeil 1919

Les années passent, l’histoire de Corbeil et d’Essonnes s’enrichit, des églises, des monuments sont construits…des noms s’attachent à celui de Corbeil et d’Essonnes, comme Abélard qui enseigna la philosophie et est à l’origine de la création de grandes écoles ; la reine Ingeburge, femme de Philippe Auguste, fait construire au 13ème siècle, la chapelle (toujours existante) de la Commanderie St Jean en l’Ile ; Louis IX résida souvent à Corbeil, après la mort de la reine Blanche de Castille ; Henri IV qui dut conquérir son royaume, s’empara de Corbeil en 1590 et fit échec aux armées de la Ligue . Jacques Bourgoin, enfant de Corbeil, officier distingué sous Louis XIII et Louis XIV, fonda le collège de Corbeil en 1656. En 1789, les cahiers de doléances sont ouverts et des représentants du peuple assistent à la Fête de la Fédération, le 14 juillet 1790. Bernardin de Saint-Pierre habite Essonnes, Alfred Jarry, lui, Corbeil. Félicien Rops, peintre et illustrateur de renom, vient y passer les quinze dernières années de sa vie.

Dès le 18ème siècle, les deux cités se tournent résolument vers les industries nouvelles : Oberkampf, créateur des toiles de Jouy, installe des filatures ; Ernest Feray son petit-fils poursuit son œuvre avec la filature du domaine de Chantemerle (il sera maire d’Essonnes et Conseiller Général de Seine et Oise) puis Louis Robert y met au point sa machine à papier continu; Aymé Stanislas Darblay, propriétaire des Grands Moulins de Corbeil, crée à Essonnes, les papeteries du même nom; Louis Simon Crété fonde une imprimerie (aujourd’hui Hélio-Corbeil); Paul Decauville allie son nom à celui du chemin de fer naissant, Paul Doittau à celui de la féculerie qui devient une usine de produits chimiques. Corbeil et Essonnes fusionnent en 1951.

Sources : http://www.corbeil-essonnes.com/